top of page

Choc anaphylactique
Adulte et enfant > 15Kg

PISU n°13 - Mise à jour n° 20240105

PISUN°13.jpg

 

Thérapeutiques

Descriptif de la situation

Dans le contexte d’une piqûre d’insecte, de la prise d’un médicament, de l’ingestion d’un aliment allergisant, il survient une réaction immuno-allergique qui peut présenter rapidement 4 tableaux cliniques de gravité différente et mais parfois associés :

  • le choc anaphylactique

  • l’œdème laryngé

  • la crise d’asthme

  • la crise d’urticaire

Dans le choc anaphylactique, le principal mécanisme physiopathologique est une vasodilatation périphérique intense qui se manifeste par des symptômes :

  • neurologiques : angoisse, asthénie voire perte de connaissance

  • cardiovasculaires :

    • tachycardie avec pouls filant

    • effondrement de la tension artérielle selon les critères de Sampson :

      • de 1 mois à 1 an, PAS < 70 mmHg

      • de 1 an à 10 ans, PAS < 70 + (2 × âge) mmHg

      • de 11 ans à 17 ans, PAS < 90 mmHg

      • adulte, PAS < 90 mmHg ou baisse de plus de 30% par rapport à sa valeur habituelle

  • cutanés : peau rouge chaude par vasodilatation périphérique, bouffée de chaleur

 

L’œdème laryngé aussi appelé œdème de Quincke se manifeste par une détresse respiratoire d’origine haute avec étouffement laryngé et difficulté inspiratoire.

La crise d’asthme  est une détresse respiratoire d’origine bronchique avec difficulté expiratoire.

La crise d’urticaire se manifeste par des lésions papuleuses chaudes prurigineuses.

La réaction allergique peut aussi se manifester par un prurit important, l’apparition de bouffées de chaleur, de signes digestifs (nausées ou vomissements), de céphalées ou de convulsions.

 

Conduite à tenir par l’infirmier

L’infirmier doit dans un premier temps :

  • faire le point avec le chef d’agrès sur le bilan effectué et la demande éventuelle de renfort

  • aborder la victime par la méthode XABCDEF dont les constantes cardiovasculaires

  • s’informer auprès de l’entourage de l’utilisation ou non d’un système d’auto-piqûre d’Adrénaline en IM d’une forme pédiatrique à 0,15 mg (indiquée chez les enfants de 15 à 30 kg) ou d’une forme adulte à 0,3 mg (chez les adultes et les enfants ou adolescents de plus de 30 kg)

 

Soins infirmiers

L’infirmier doit pratiquer les soins suivants :

  • débuter une oxygénothérapie au masque à haute concentration (si cela n’a pas été déjà fait), puis adapter le dispositif d’oxygénation en fonction des critères cliniques (masque, SDS17 lunettes)

  • Si signe de choc allergique :

    • tenir compte d’une éventuelle dose d’Adrénaline déjà injectée par voie IM par l’entourage et contrôler son efficacité

    • si la dose d’adrénaline auto-administrée en IM n’est pas efficace ou absente, injecter une nouvelle dose d’Adrénaline dans le muscle quadriceps (préparation : 1mg/1ml d’Adrénaline dans 9 ml de Chlorure de Sodium à 0,9%,)

      • de 0,3 mg soit 3 ml en IM (chez les adultes et les enfants ou adolescents de plus de 30 kg)

      • de 0.15 mg soit 1,5 ml en IM (chez les enfants de 15 à 30 kg)

  • poser un abord veineux périphérique avec du Chlorure de Sodium à 0,9%, 500 ml à débit rapide

 

Le bilan doit être transmis au SAMU Centre 15 dès le début du remplissage.

 

Surveillance

L’infirmier doit assurer une surveillance régulière de la victime toutes les 5 minutes jusqu’à prise du relais par un médecin urgentiste.

Toute modification de son état est transmise au SAMU Centre 15 sans délai.

Les éléments recueillis sont portés sur la fiche d’intervention 3SM.

Bibliographie

PDF.png

PISU n°13

Mise à jour du 05/01/2024 et validé par : 
Dr Audfray ; Dr Bolut ; Dr Coillot ; Dr Couraud ; Dr Poumailloux ; 

© 2023  par Médecin Colonel Fabrice Couraud . Créé avec Wix.com

bottom of page