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ASU

Actes de Soins d'Urgence

Gestes d'Urgence

Prérequis

- FI CA 1 équipe

- FMA SSUAP à jour

- Recyclage CA 1 équipe datant de moins de trois ans

Température Pouls

Tension

Glycémie

Aérosol

 

Glasgow, CCMU

Saturation O2 & CO

Matériel

- Equipement normalisé d’un VSAV

- Sac d’intervention

Avertissement
En fonction du Département, la formation, l'équipement peut différer. Le médecin régulateur doit en tenir tenir compte pour faire ses prescriptions

Ventoline

1 Administration en aérosol ou pulvérisation de médicaments pour crise d’asthme aigu grave (personne asthmatique connue)​

1 - Administration d’un aérosol de Ventoline

Version n°1 20240215

Introduction

Uniquement si la personne présente des antécédents et un traitement pour asthme : Administrer un ou des aérosols de Ventoline auprès d'une personne présentant un tableau clinique d’asthme aigu grave.

Reconnaissance de la situation 

Antécédent d’asthme si :

  • Le patient ou son entourage dit le savoir asthmatique

&

  • Une ordonnance ou des médicaments sont disponible et validé par le médecin régulateur comme étant un traitement en rapport avec une maladie asthmatique.

 

Crise d’asthme aigue grave liée :

  • Au terrain :

    • Asthme ancien, instable, traitement insuffisant (non fait depuis quelques jours),

    • Patient déjà hospitalisé pour crise grave

    • Enfant très jeune < 4 ans et adolescent

    • Tabagique actif

    • Insuffisance cardiaque ou respiratoire sévère associée

  • Aux faits récents

    • Syndrome de menace avec augmentation de la fréquence et de la sévérité des crises

    • Episodes inter critiques de moins en moins « asymptomatiques » et moindre sensibilité aux thérapeutiques usuelles.

  • Au caractère de la crise ressentie par le malade comme inhabituelle par son évolution rapide

  • Par la présence de signes cliniques de gravité :

    • Signes cliniques de gravité extrême : Trouble de la conscience, bradypnée avec pause respiratoires, collapsus, silence auscultatoire, incapacité à parler ou à tousser, DEP irréalisable

    • Signes de sévérité :

      • Respiratoires : orthopnée, FR > 30/min chez l’adulte et l’enfant de plus de 5 ans, sueurs, cyanose, DEP<150L/min chez l’adulte ou <50% de la valeur habituelle chez l’adulte et 33% chez l’enfant, tirage, balancement thoracoabdominal, contraction permanente des muscles sterno-cléido-mastoïdiens, SpO2<90%

      • Circulatoires : FC>120/min chez l’adulte, TRC allongé, marbrure, hypoTA

      • Neurologiques : agitation, troubles de conscience

 

Diagnostic différentiel : Autres dyspnées aiguës :

Avec obstruction des voies aériennes : décompensation d’une insuffisance respiratoire chronique, inhalation de corps étranger, épiglottite, stridor inspiratoire, syndrome inflammatoire bronchique Etc…

Sans obstruction des voies aériennes : insuffisance cardiaque, syndrome d’hyperventilation, dysfonction des cordes vocales, myasthénie grave, etc.

 

 Conduite à tenir par le secouriste

  • Laisser le patient dans la position adoptée ou en ½ Assis

  • O2 au MHC objectif : SPO2 > 90% chez l’adulte

  • Prendre les constantes ; passer le bilan au CRRA15 et lui demander un renfort SMUR

  • Se faire valider la mise en œuvre du protocole N°1 par un médecin régulateur hospitalier (noter son nom)

  • Description de la mise en œuvre d’un aérosol

    • A - MATERIEL

    • Obus d’oxygène avec manodétendeur-débit litre

    • Masque aérosol (adulte, enfant)

    • Dosette de sérum physiologique

    • Thérapeutiques à nébuliser

    • B - TECHNIQUE

    • Installation de la victime en position assise

    • Préparer la dose nécessaire

    • Introduire les thérapeutiques dans le réservoir 

    • Si besoin compléter avec chlorure de sodium 0,9% comme indiqué dans le protocole

      • Enfant 18mois et + : E1 dosette (=1 sachet) Salbutamol 2.5mg/2.5mL (VENTOLINE®) + 1 dosette de 5mL de chlorure de sodium 0.9%​

      • Adulte 18 ans et + : 2 dosettes (=2 sachets) de Salbutamol 2.5mg/2.5mL (VENTOLINE®)

    • Nébulisation :

    •  Adulte débit de 6 à 8 litres par minute en augmentant progressivement le débit, pour permettre une diffusion correcte sous forme de micro gouttelettes. (brouillard)

    •  Pédiatrique débit à 6 litres par minute.

  • Penser à vérifier régulièrement l’état de votre bouteille en cours d’utilisation

  • Une fois un aérosol terminé (au bout de 10 – 15 minutes il n’y a plus de fumée à sortir du masque) si le patient n’est pas arrivé aux SAU ou que le SMUR ou à défaut la VLI n’est pas auprès du patient, recommencer l’aérosol avec le même masque à aérosol.

 

Surveillance

Le patient est scopé ; la tension est prise toutes les cinq minutes ; la saturation en oxygène de l’hémoglobine est mesurée en continue. Un nouveau bilan est passé au CRRA15 si la FC > 120 ; la PAM < 65 ; la saturation > 94%

 

Exemples de traitement en rapport avec une maladie asthmatique :

ACARIZAX ACORSPRAY AIROMIR BECLOJET BECLOSPIN BECLOSPRAY BECOTIDE  BECLOMETASONE BELEDREX BRICANYL BRONCHODUAL CINQAERO DUPIXENT ECOBEC FLIXOTIDE  FORADIL FORMOTEROL LOMUDAL MIFLASONE MIFLONIL MONTELUKAST PULMICORT QCAR  SALBUTAMOL SEREVENT SINGULAIR SPIRIVA TEZSPIRE THEOSTAT VENTILASTIN VENTOLINE

Penthrox
masque aerosol.avif
Asthme1.avif
Penthrox.avif

2a : Administration orale ou intranasale de médicaments en cas d’overdose d’opiacés

2b : Administration orale en cas de douleurs aiguës

 

2b PENTHROX® (Méthoxyflurane)

Version n°1 : 20240215

Introduction

Administration par voie orale de PENTHROX® (Méthoxyflurane) dans le respect des recommandations de bonnes pratiques des sociétés savantes, en présence d'un tableau clinique de douleurs aigües.

Reconnaissance de la situation 

  • Patient âgé de plus de 18 ans

  • Patient présentant une douleur supérieure à 4/10

 

Contre-indication

 Le Méthoxyflurane est contre indiqué chez les patients :

  • De moins de 6 ans

  • En dépression respiratoire

  • Présentant un état de conscience altéré, y compris en cas de traumatisme crânien, prise de drogue, d’alcool

  • Ayant une atteinte rénale

  • Présentant une instabilité cardiovasculaire

  • Ayant pris du méthoxyflurane récemment (max 5 flacons/semaine et ou 2 flacons/Jour)

 

Effets indésirables

 Très fréquents : Plus d’un patient sur 10 : Vertiges

  • Fréquents : entre 1 et 10 patients sur 100 : Nausées, sècheresse buccale, céphalées, somnolence, trouble du goût, sensation d’ivresse, toux ; euphorie, hypotension, hypersudation

  • Peu fréquents : entre 1 et 10 patients sur 1000 : Angoisse, problèmes d’élocution, propos incohérents, trouble de la vision, fatigue, hypersalivation, frissons, paresthésies, neuropathie sensitive et ou motrice.

  • Autres : cas isolés lors d’utilisation à fortes doses : Hépatotoxicité, néphrotoxicité, hypoxie, nystagmus, étouffement, altération de la conscience.

Arrêt immédiat des inhalations pour les effets indésirables soulignés, poursuite du protocole pour les autres effets indésirable.

 

Conduite à tenir par le secouriste

Le secouriste doit :

  • En cas de traumatisme immobiliser le patient selon les recommandations. Si le conditionnement n’est pas possible à cause de la douleur ; ou en cas de douleur non traumatique : laisser le patient dans la position adoptée le temps que le Méthoxyflurane fasse effet.

  • O2 au MHC objectif : SPO2 > 94% chez l’adulte

  • Prendre les constantes ; passer le bilan au CRRA15

  • Se faire valider la mise en œuvre du protocole N°2b par un médecin régulateur hospitalier (noter son nom)

  • Faire le calme autour du patient, lui expliquer la procédure tout en préparant l’inhalateur.

  • Vérifier que la chambre de charbon actif est insérée dans l’orifice de l’inhalateur.

  • Dévisser le bouchon du flacon à la main ou en utilisant la base de l’inhalateur.

  • Incliner l’inhalateur à 45° et verser le contenu du flacon dans la base de l’inhalateur tout en le faisant tourner sur lui-même de façon à bien imprégner la mèche.

  • Reboucher le flacon.

  • Donner l’inhalateur au patient en lui mettant la dragonne au poignet.

  • Le patient doit inspirer et expirer dans l’inhalateur, en prenant de légères inspirations au début pour limiter les effets secondaires puis normalement, de façon intermittente (recommandé => une heure d’autonomie) ou continue (25 à 30 minutes d’autonomie).

  • Si un effet antalgique plus puissant est nécessaire, le patient peut boucher avec son doigt l’orifice placé sur la chambre de charbon actif pendant une inspiration de façon à délivrer un « bolus ».

  • Si malgré les « bolus » la douleur ne permet pas le conditionnement du patient, demander au CRRA15 un SMUR ou à défaut un VLI.

  • L’inhalateur a une durée d’utilisation comprise entre 25min et 1h selon le mode de respiration.

  • Après utilisation, placer l’inhalateur et le flacon dans un sachet hermétique fermé puis le jeter.

Surveillance

  • Le complément d’immobilisation, le relevage, le brancardage et le transport de la victime s’effectuent sous contrôle clinique permanent.

  • Réévaluation de l’EVA toutes les 5 minutes.

  • Contrôle de la saturation de l’hémoglobine en oxygène et du pouls en continue, prise de la tension artérielle toutes les 5 minutes.

  • Toute modification de l’état de la victime est transmise via le CODIS au CRRA15.

  • Tous les éléments recueillis, les constantes vitales et les gestes effectués sont consignés dans le dossier patient.

​​

3 Administration par stylo auto-injecteur :

  • choc anaphylactique

  • hypoglycémie

3 a - Administration d’ANAPEN

Version n°1 20240215​

Introduction

L’état de choc anaphylactique est une détresse circulatoire avec obligatoirement :

  • Une tension artériel systolique inférieure à 80

  • Un malaise généralisé avec plus ou moins des troubles de la conscience

  • Une éruption cutanée généralisée

 

L’œdème de Quincke se définit par une détresse respiratoire avec :

  • Un gonflement rapide des muqueuses et de la peau. 

  • Il touche le plus fréquemment le visage, les yeux et les lèvres.

  • Il peut se manifester au niveau des mains, des pieds, du tube digestif ou du larynx.

 

Indication

Traitement d’urgence des symptômes du choc anaphylactique provoqué par les cacahuètes ou par d’autres aliments, médicaments, morsures ou piqûre d’insectes, autres allergènes, ainsi que du choc anaphylactique idiopathique ou induit par un exercice physique.

Posologie et mode d’administration

La dose habituellement efficace se situe entre 5 et 10 microgrammes / Kg de poids corporel mais des doses supérieures peuvent être nécessaires dans certains cas.

 

Reconnaissance de la situation 

- Choc :

  • Adulte et enfant > 12 ans : PAS < 90 mm Hg ou PAM < 60 mm Hg en contexte allergique.

  • Enfant 5 à 12 ans : FC > 120/min et PAS < 70 mm Hg.

  • Enfant 1 à 5 ans : FC > 150/min et < 50 mm Hg.

- +/-  œdème de Quincke peut être précédé d’une urticaire géante.

- +/- Œdème obstructif des voies aériennes supérieures.

- +/- Urticaire géante présente ou ayant évoluée vers un œdème généralisé.

 

Accompagné d’au moins 2 des signes suivants :

- Dyspnée : Difficulté à parler, voix difficilement audible, jusqu’à impossibilité de parler.

- Tirage, balancement thoraco-abdominal, SpO2 < 90 %, polypnée > 30/min, souvent sifflante.

- Disparition des bruits ventilatoires.

- Troubles de conscience, coma.

- Bradypnée, bradycardie.

Critères d’exclusion

 Réaction allergique sans les signes de gravité ci-dessus énoncés

 

Conduite à tenir par le secouriste

Le secouriste doit :

  • Laisser le patient dans la position adoptée ou en décubitus dorsal

  • O2 au MHC objectif : SPO2 > 90% chez l’adulte

  • Prendre les constantes et passer le bilan au CRRA15

  • Se faire valider la mise en œuvre de la procédure de soin d’urgence N°5 par un médecin régulateur hospitalier (noter son nom)

 

  • Enfant entre 3 et 9ans (entre 15 et 30 Kg) ANAPEN 150

  • Enfant entre 9 et 12 ans (entre 30 et 60 Kg) ANAPEN 300

  • Adulte de plus de 12 ans (plus de 60 Kg) ANAPEN 300

 

Il n’y a pas de contre -indication absolue connue à l’utilisation d’ANAPEN en cas d’urgence allergique.

Chez les patients sensibilisés au métabisulfite de sodium, en particulier chez les asthmatiques, ANAPEN peut provoquer des réactions de type allergique, (symptômes anaphylactique, bronchospasme). Les patients susceptibles de présenter ces réactions doivent être parfaitement informés des circonstances dans lesquelles ANAPEN doit être utilisé.

Je suis un paragraphe. Cliquez ici pour ajouter votre propre texte et me modifier. C'est facile.

Anapen1.avif
Anapen
A2.avif

 1 - Tourner la bague pivotante pour aligner les lentilles sur la fenêtre d’inspection de la solution

 2 - Vérifier que la solution est limpide et incolore à travers la fenêtre d’inspection. Si l’aspect est trouble, coloré ou contient des particules : Anapen doit être remplacé.

 3 - S’assurer que l’indicateur d’injection n’est pas rouge.

Cela signifie qu’il a déjà été déclenché et qu’il doit être remplacé.

A4.avif

 4 - Enlever le bouchon noir protecteur de l’aiguille en tirant fortement dans le sens de la flèche

A5.avif

 Cela permet également de retirer une gaine grise de protection de l’aiguille.

A6.avif

 5 - Appuyer l’extrémité ouverte (contenant l’aiguille) de l’auto-injecteur ANAPEN sur la face externe de la cuisse. Injecter ANAPEN uniquement dans la face antéro-latérale de la cuisse et non dans le muscle fessier.

Il est possible d’utiliser ANAPEN à travers un vêtement léger, tel que du jean, du coton ou du polyester

A7.avif

 6 - Appuyer sur le bouton rouge déclencheur de façon à entendre un « clic ». Maintenir en position pendant 10 secondes. Retirer lentement l’auto-injecteur de la cuisse puis masser légèrement le site d’injection pendant 10 secondes après l’administration pour accélérer l’absorption.

A8.avif

 7 - L’indicateur d’injection est passé au rouge, ce qui indique que l’injection est terminée. Si l’indicateur d’injection n’est pas rouge, recommencer l’injection avec un autre auto-injecteur ANAPEN

 8 - Après l’injection, l’aiguille dépasse du dispositif. Placer l’auto-injecteur dans un conteneur DASRI à aiguille (conteneur rigide). Ne pas chercher à recapuchonner l’aiguille, risque d’AES.

Surveillance

La saturation de l’hémoglobine en oxygène est mesurée en continue ainsi que la fréquence cardiaque. La tension est prise toutes les cinq minutes. Un bilan est communiqué au CRRA15 si sat < 94% ; PAM < 65 ; FC > 120 bpm

3 b Administration de GLUCAGEN® (Chlorhydrate de glucagon)

Version n°1 20240215

Pré- requis

Matériels

Indication

GlucaGen® est indiqué dans le traitement des hypoglycémie sévères qui peuvent survenir chez les enfants et les adultes diabétiques insulinotraités

Reconnaissance de la situation 

Patient diabétique traité par insuline, qui présente des troubles de la conscience, une glycémie < 0,6 mg/l, empêchant le patient de se resucré par la bouche. L’entourage a la connaissance de GLUCAGEN® au réfrigérateur mais ne l’a pas administré au patient ou bien vous trouvez du GLUCAGEN® non périmé dans le réfrigérateur.

Conduite à tenir par le secouriste

  • Laisser le patient dans la position adoptée ou en ½ assis si conscient, en PLS si trouble de la conscience

  • Prendre les constantes : saturation de l’hémoglobine en oxygène, la fréquence cardiaque, la tension artérielle, la glycémie capillaire

  • Si saturation < 94% mettre le patient sous O2 au masque haute concentration

  • Si la glycémie capillaire est < 0,6 g/l rechercher la présence de diabète

  • Si le patient est diabétique rechercher une injection de GLUCAGEN ou sa présence au réfrigérateur

 

Si le malade est conscient, réaliser un apport de sucre per os selon le protocole suivant :

  • Utiliser 1 sachet de Glucose Pulse° ou à défaut 3 morceaux de sucres à faire fondre dans la bouche  (ou 15g)

  • Puis administrer des sucres lents (pain, biscuit, féculents)

  • Repos 15 min

  • Contrôler de nouveau la glycémie capillaire à l’issue

  • Transmettre un bilan au médecin régulateur du CRRA15

Si le malade présente des troubles de la conscience et/ou de la déglutition :

  • Installer la victime en PLS si ce n’est pas déjà fait

  • Dans les cas de diabète insulino-traité, si cela n’a pas été fait et que du GLUCAGEN non périmé est présent au réfrigérateur, passer un bilan au CRRA15 et se faire valider la mise en œuvre du protocole N°3b par un médecin régulateur hospitalier (noter son nom)

  •  injecter en sous-cutanée une dose de GLUCAGEN® 1mg (effet qui s’estompe en 20 min) :

GlucaGen (solvant en flacon) 1 mg :
Prélever l'eau pour préparations injectables (1,1 ml) dans une seringue jetable. Injecter l'eau pour préparations injectables dans le flacon contenant la poudre compactée de glucagon. Remuer doucement le flacon jusqu'à ce que le glucagon soit complètement dissout et que la solution soit limpide. Prélever la solution dans la seringue.

ou

GlucaGen Kit (solvant en seringue préremplie) 1 mg :
Injecter l'eau pour préparations injectables (1,1 ml) dans le flacon contenant la poudre compactée de glucagon. Remuer doucement le flacon jusqu'à ce que le glucagon soit complètement dissous et que la solution soit limpide. Prélever la solution dans la seringue.
L'utilisation d'une seringue avec une aiguille plus fine peu épaisse et avec une faible graduation peut être plus confortable pour le patient lors de l'épreuve diagnostique.

 

La solution reconstituée doit être limpide et incolore et représente une injection de 1 mg (1 Ul) par ml, à administrer par voie sous-cutanée, intramusculaire dans la face latérale de la cuisse.

  • Posologie pour enfants de moins de 25 kg ou ayant moins de 6-8 ans) : administrer 0,5 mg

  • Posologie pour adultes et enfants de plus de 25 kg : administrer 1 mg

GlucaGen peut être utilisé chez les patients âgés, présentant une insuffisance rénale ou hépatique.

  • Contrôler de nouveau la glycémie au bout de 3 min

  • Si la victime reprend connaissance lui faire manger des sucres lents (pain, biscuit)

  • En l’absence de reprise de la conscience transmettre un bilan au médecin régulateur du CRRA15 et demander un SMUR ou à défaut demander au CODIS un VLI

 

Surveillance

La victime est surveillée dans l’attente d’une hospitalisation ou d’un maintien à domicile en accord avec le médecin régulateur.

Toute modification de son état est transmise au CRRA15. Les éléments recueillis sont consignés dans la dossier patient​

4 Réalisation d'un électrocardiogramme (ECG) 

Version n°1 20240215

Pré- requis

Matériels

Introduction

Un électrocardiogramme (ECG) est l’enregistrement de l’activité électrique du cœur. Sa réalisation est normée. Il est réalisé avec le Schiller.

Reconnaissance de la situation 

Un ECG est réalisé :

  • Devant toute douleur thoracique décrite par le patient comme étant une douleur constrictive, antérieure, médio thoracique, avec de possible irradiation aux membres supérieur et au cou.

  • Devant toute douleur thoracique ou difficulté respiratoire accompagnée de sueurs profuses

  • Devant tout malaise persistant

  • Devant tout rythme cardiaque perçu comme irrégulier ou anormalement rapide (> 100 au repos)

  • A la demande du médecin régulateur.

 

Conduite à tenir par le secouriste

Le secouriste doit :

  • Placer le patient en décubitus dorsal

  • La poitrine libre de tout vêtement ainsi que les extrémités de ses membres supérieurs et inférieurs.

  • Veiller à ce que la tête et les membres soient au repos, reposent détendus sur un plan stable, immobile, réchauffés.

  • Placer des électrodes sur la peau nue du patient, selon les schémas suivant

ECG1.avif
Glucagen
ECG
  • Demander au patient de fermer les yeux, de respirer doucement et lancer l’enregistrement après la troisième inspiration du patient

  • Vérifier que l’ECG a été enregistré sur la tablette

    • Il ne doit pas manquer de ligne

    • Les lignes doivent être horizontales

    • Il ne doit pas y avoir de parasites

           Recommencer l’ECG le cas échéant

Cas particulier de l’enfant

Le mode enfant doit être sélectionné sur le Schiller à l’allumage.

Les repères anatomiques sont les mêmes que chez l’adulte

 

Surveillance

Un ECG doit être refait sans délais et transmis si la douleur thoracique, le malaise ou le rythme cardiaque se modifie.

Un nouveau bilan doit être fait au CRRA15 pour chaque nouvel ECG réalisé.​

5 - Réalisation d'un hémocue (Hémocue)

Version n°1 20240215

Pré- requis

Matériels

Introduction

L’hemocue permet le dosage sanguin de l’hémoglobine

L'hémoglobine est une protéine qui se trouve à l’intérieur des globules rouges, qui sont eux-mêmes produits au niveau de la moelle osseuse .

C’est une protéine responsable de la couleur rouge du sang.

Sa fonction principale est de transporter l'oxygène des poumons vers les organes, les muscles et tous les tissus grâce à la circulation artérielle. Après avoir délivré l'oxygène aux tissus, elle retourne aux poumons en y transportant par exemple le dioxyde de carbone de l'organisme, et se charge de nouveau en oxygène afin d'assurer le cycle de respiration cellulaire.

Normes et pathologies associées

 

Les concentrations normales en hémoglobine sont :

  • De 13 à 18 g/dl de sang chez l’homme

  • De 12 à 16 g/dl de sang chez la femme

  • De 13 à 16 g/dl de sang chez le bébé

  • De 11 à 12 g/dl de sang chez l’enfant

Pathologies associées

Si le taux d’hémoglobine est inférieur aux normes, c’est l’anémie. Les symptômes sont l'essoufflement, la fatigue, la pâleur, sensation de soif, hypotension, tachycardie, conjonctives pâles mais aussi des problèmes cardiaques en cas d’anémie grave.

 

Reconnaissance de la situation 

Hémorragie interne : Hémorragie digestive, rupture d’anévrysmes, fractures fermées multiples, du fémur, etc…

Hémorragie externe : hémoptysie, hématémèse, rectorragie, fracture ouverte, plaies artérielles, hémorragie de la délivrance, certaines épistaxis

Circonstances : Patients sous anticoagulant, chute de grande hauteur, accident à forte cinétique, etc…

La chute de la concentration du sang en hémoglobine est d’autant plus rapide qu’un remplissage avec un liquide autre que du sang est effectué concomitamment au saignement.

 

Diagnostic différentiel

Anémie par carence, il n’y a pas d’hémorragie brutale mais des saignements peu abondants régulier, des carences en fer, en protéines ou en vitamines indispensables à la fabrication de l’hémoglobine.

Les signes cliniques sont les mêmes. La cinétique de survenue étant plus lente, l’anémie peut être mieux tolérée => l’anémie est plus profonde que les signes cliniques le laissent à penser.

Conduite à tenir par le secouriste

Le secouriste doit :

  • Stopper l’hémorragie externe par tous moyens à sa disposition.

  • Laisser le patient dans la position adoptée si conscient et coopérant. En décubitus latéral si trouble de la conscience. En cas de PAM < 65 mmHg placer le patient en décubitus dorsal, les jambes surélevées si ses lésions le permettent.

  • O2 au MHC objectif : SPO2 > 94% chez l’adulte

  • Prendre les constantes ; passer le bilan au CRRA15 et lui demander un renfort SMUR si TAS < 90 mmHg ou > de 4 points de sa TAS habituelle, si la FC > 120 bpm, à défaut de SMUR, demander un renfort VLI au CODIS.

  • Se faire valider la mise en œuvre du protocole N°5 par un médecin régulateur hospitalier ou à la demande d’un médecin ou ISP sur place (noter son nom).

  • La mesure de l’hémoglobine via HEMOCUE s’effectue sur le sang total capillaire ou veineux

    • La première étape consiste à provoquer une goutte de sang à l’aide d’un auto piqueur (idem lecture glycémie).

    • Le sang est ensuite aspiré dans la cavité de la micro-cuvette par capillarité.

    • Placer la micro-cuvette dans le lecteur.

    • Lire le résultat instantanément

  • 1 SEULE MESURE EST NECESSAIRE

Hemocu
Hemocue1.avif
Hemocue2.avif

Surveillance

Le patient est scopé ; la tension est prise toutes les cinq minutes ; la saturation en oxygène de l’hémoglobine est mesurée en continue. Un nouveau bilan est passé au CRRA15 si la FC > 120 ; la PAM < 65 ; la saturation de l’hémoglobine en oxygène < 94% l’HémoCue < 9 g/dl de sang

Bibliographie

  1. National Asthma Education and Prevention Program. Expert Panel Report 3 (EPR-3) : Guidelines for the Diagnosis and Management of Asthma-Summary Report 2007.J Allergy Clin Immunol. 2007Nov ;120(5Suppl)/S94-138, correction can be found in J Allergy Clin Immunol 2008 Jun ;121(6) :1330, or at National Heart, Lung and Blood Institute (NHLBI) PDF

  2. British Thoracic Society and Scottich Intercollegiate Guidelines Network (BTS/SIGN) national clinical guideline on management of asthma. BTS/SIGN 2016 sep PDF

  3. Higgins JC. The « crashing asthmatic ». Am Fam Physician. 2003 Mar 1 ;67(5) :997-1004 full-text, commentary with review of voacl cord dysfunction can be found in Am Fam Physicina 2004 Mar 1 ;69(5) :1045

  4. Global Initiative for Asthma management and prevention. (GINA 2028)

  5. Décret n°2022-621 du 22 avril 2022 relatif aux actes de soins d’urgence relevant de la compétence des sapeurs- pompiers Art 6311-18-1 Dans le cadre de leur participation à l'aide médicale urgente et sur prescription du médecin régulateur ou d'un médecin présent sur les lieux, les sapeurs-pompiers sont habilités à pratiquer les actes de soins d'urgence suivants : 3° Administration de produits médicamenteux par stylo auto-injecteur auprès d'une personne présentant un tableau clinique de : a) Choc anaphylactique ;

© 2023  par Médecin Colonel Fabrice Couraud . Créé avec Wix.com

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